Solaris, le film (second du nom): brèves réflexions

J’ai regardé Solaris, le film, celui de 2002.

Il est lent, très lent, avec des plans séquence sans aucun son, et ce n’est clairement pas le genre de film qui fait battre mon petit cœur et pleurer mes petits yeux, mais il n’est pas à proprement parler mauvais.

On peut ne pas l’aimer: je ne l’ai pas beaucoup aimé. Bien sûr, il élude des pans entiers du roman de Stanislas Lem dont il est inspiré: forcément, on ne peut pas caser dans un film un roman entier, sauf peut-être s’il dure une douzaine d’heures, et plus encore au vu du rythme de celui-là. Mais il ne dénature pas Solaris, il construit sur lui en sélectionnant les morceaux d’intrigue dont il a besoin.

D’après ce que j’en ai vu, il ne mérite pas les propos dédaigneux que Lem lui-même a tenu à sa sortie. Mais je ne suis pas critique de cinéma, ni experte des œuvres de Lem, alors tout ça ressemble beaucoup pour moi à l’hostilité d’un auteur jaloux craignant qu’on dénature sa vision et ses messages. Mais quand on écrit sous la censure de l’URSS, peut-être qu’on devient automatiquement un auteur jaloux.

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