Mon roman: Légitimes

imageLegitimes

Présenter l’un de mes romans est souvent un exercice difficile. Par pas timidité ou par inexpérience, mais parce que je suis incapable de répondre aux questions classiques.

Tenez: pour contacter un éditeur, la démarche standard est de lui communiquer le genre, le nombre de signes et un résumé succinct de l’ensemble de l’intrigue, dénouement compris. Et le fichier du texte, évidemment.

Je coince au premier critère. Je suis hors genre. Bien sûr, je me reconnais dans la grande famille des littératures de l’imaginaire, mais pas dans ses subdivisions. Je n’écris pas de fantasy: pas le moindre soupçon de magie dans mon univers. Pas de science-fiction non plus, pas même dans son aspect anticipation. Pas de fantastique, par manque de surnaturel. Et le seul aspect horrifique est celui de mes fautes de grammaire. Faute de mieux, j’explique généralement à ceux qui me demandent à quel genre appartiennent mes romans que j’écris de l’aventure. Mais pas des romans d’aventures comme L’Île mystérieuse ou Les trois mousquetaires; plutôt des romans d’aventures comme « étiquette générique, parce qu’il faut bien classer ». Remarquez, en littératures de l’imaginaire, l’étiquette générique est celle de la fantasy.

Mettons que Légitimes soit de la fantasy.

En ce qui concerne le critère de la longueur, ce roman compte très exactement 881 722 caractères, ce qui donnerait environ 450 à 850 pages s’il est imprimé par un éditeur.

Tout ceci est fort incomplet pour une présentation, non? J’ai travaillé sur un résumé-apéritif (comme disaient mes professeurs quand j’avais 15 ans), le genre de texte qu’on trouve en quatrième de couverture:

L’empereur de Dalie est mourant, affaibli par la maladie. Il se désintéresse des affaires d’Etat à un moment critique : l’empire entre en guerre ; le royaume d’Isalen l’a appelé à l’aide, et il ne lui est pas possible de refuser. Alors qu’une armée impériale attend le printemps pour franchir les montagnes frontalières, les ambitions se déploient au palais de Dalie. L’empereur n’a pas désigné d’héritier, et ses deux fils semblent prêts à tout sacrifier pour la couronne. L’aîné achète des soutiens et des loyautés par la menace ou la récompense, le cadet, un temps placé sous la tutelle du roi d’Isalen, escompte s’appuyer sur la puissance des royaumes voisins pour se hisser à la plus haute place.

Mais ni l’un ni l’autre n’avait compté sur le hasard qui chamboula leurs plans : dans les montagnes, un général se trouve en position de menacer les deux princes. Il en sait trop, il a trop vu : il faut le faire taire.

Ailleurs dans l’empire, la brève rébellion d’une ville tire à sa fin. Une armée impériale approche, et les mercenaires engagés par les rebelles refusent de tenir plus longtemps leurs positions. C’est un flot de réfugiés qui fuient la ville pour échapper aux représailles, et deux d’entre eux, frère et sœur, sans famille ni endroit où aller, décident d’accompagner celui qui fut le chef des mercenaires… pour se retrouver impliqués sans l’avoir voulu dans la querelle entre les deux princes impériaux.

Je le trouve un peu bateau, ce résumé de la situation initiale. Je le retravaillerai sans doute.

Légitimes est terminé depuis près d’un an et est maintenant en phase de bêta-lecture. Cette étape a connu son lot de ratés et de chaos, mais elle est maintenant bien lancée et j’en attend des retours de qualité.

Je vous parlerai probablement dans un prochain article de la genèse de ce roman et de son évolution. Et aussi du second tome que je prépare!

N’hésitez pas à me poser des questions ou à m’exposer vos attentes quant à Légitimes et à ce genre d’articles. J’avance à l’aveugle et vos retours m’aideront beaucoup!

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8 réflexions sur “Mon roman: Légitimes

  1. C. Kean dit :

    J’arrive ici après avoir suivi une petite ligne de cailloux depuis le blog d’Elodie Agnesotti, et je ne résiste pas à me familiariser un peu avec cette plateforme en navigant jusqu’ici ~

    Déjà, je te feel sur l’épineuse question du genre. La fantasy a parfois bon dos, mais à trop ou pas assez genré, dans les deux cas, on finit par ne parler de rien. Certains récits ne sont pas facilement cloisonnables, et c’est aussi ce qui fait leurs charmes.

    Si je peux me permettre un conseil sur ton résumé, revoie un peu les temps ici : « Mais ni l’un ni l’autre n’avait compté sur le hasard qui chamboula leurs plans » ; le premier paragraphe étant au présent, tu n’as pas besoin du plus-que-parfait pour donner du relief à ta temporalité. Ça créé un décalage étrange. Peut-être aussi que tu pourrais plutôt jouer ici sur du futur ? Ça permet de se retrouver plus facilement dans les éléments que tu introduites : le socle (l’empereur mourant sans héritier et la rivalité fraternelle) puis l’élément qui coince (le général). Le troisième paragraphe m’a un peu perdue, peut-être que tu pourrais essayer de le réduire un peu en allant droit au but avec ces enfants fuyant la guerre qui se retrouvent embarqués là dedans ? En l’état ça fait beaucoup d’informations et on est plus occupé; en lisant, à essayer de les retenir qu’à les apprécier comme l’annonce d’un bon roman.

    Car ça s’annonce comme ça, faut bien le dire ! Déjà parce que je raffole des histoires de rivalité entre fratrie, mais aussi des empires sur le point de s’effondrer sur eux-mêmes (chacun ses passions dans la vie!)
    Comme Envolée je suis curieuse de la genèse de ce roman, de ton rapport avec lui et des noms de tes personnages. Aussi j’espère en apprendre un peu plus en feuilletant ton blog ~

    Aimé par 1 personne

    • Auriane EB dit :

      Merci de ton retour, je vais voir ce que je peux modifier des passages en question!
      Toute aide est utile, je suis particulièrement novice en la matière.

      Tu es une personne de bon goût si tu apprécies le blog d’Elodie, je suis flattée que ce petit bout de texte t’intrigue 😀

      Aimé par 1 personne

  2. Envolée dit :

    Alors, personnellement, je serais assez intéressée de savoir comment l’idée t’est venue, duquel de tes personnages tu te sens la plus proche… Sans trop nous spoiler bien sûr, mais j’aime bien l’idée de connaître la genèse d’un roman et d’en savoir plus sur le processus d’écriture !

    Aimé par 1 personne

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