Métro 2035: review très rapide

Je ne peux quasiment pas vous parler de Métro 2035 sans vous en dire trop sur les intrigues de Métro 2033 et de Métro 2034, c’est pourquoi je serai brève.

La trilogie écrite par Dmitry Glukhovsky, auteur russe au succès grandissant, est une fresque post-apocalyptique se déroulant dans le métro moscovite après une guerre nucléaire qui a anéanti la ville. Les survivants de Moscou, 40 000 personnes, vivent entassés dans les stations, apeurés par la surface morte et ses radiations, se nourrissant de champignons et de porcs élevés dans les ténèbres des tunnels. On y lutte sans cesse pour la survie, pour la nourriture, contre la maladie, on part en guerre pour les idéologies qui prolifèrent sous l’éclairage de secours – la Ligne Rouge contre la Hanse, le Quatrième Reich contre la Ligne Rouge -, on se déchire entre stations pour un filtre à eau.


Métro 2033 est superbe mais incomplet: il laisse énormément de questions en suspens. Métro 2034 m’a déçue, et je pense maintenant que je n’ai pas su le voir à sa juste valeur; la suite me propose un nouvel angle de vue sur ses personnages et son écriture.

Métro 2035 est une fusion de ces deux premiers tomes dont il reprend beaucoup de thématiques et les pousse plus loin. Il dépasse 2033 et son oppressante quête dans le métro, étaye 2034 et ses vains espoirs grandioses. 2035 est un aboutissement. En même temps, il est une déconstruction en règle des (rares) personnages positifs, des héros, des « gentils ».

Dans ce troisième tome, les enjeux habituels du métro sont balayés et écartés dès la moitié du roman. J’ai crains qu’il perde son souffle et mon intérêt en même temps, mais ce n’est pas le cas. Ce lourd rebondissement ne rend pas 2033 et 2034 insignifiants, ni ne délivre la seconde moitié du récit de la tension et de du souci pour les personnages.  Il entre dans une autre dimension, différente mais pas moins bonne, et l’enjeu évolue sans rupture, harmonieusement.

En bref: Métro 2035 est très addictif, très bon, ne tourne pas en rond et donne à la trilogie une véritable cohérence qu’elle n’atteint pas sans lui. Je vous conseille chaudement l’ensemble des Métro.

2fd8b45a29476b524f98285f7a8e29a1

Glukhovsky, Dmitry (2017). Métro 2035. Nantes (France): L’Atalante, 608p (collection La Dentelle du cygne).

Publicités

2 réflexions sur “Métro 2035: review très rapide

    • Auriane EB dit :

      Les romans étant différents sur de nombreux points, je ne peux pas te garantir que tu les adoreras… Mais personnellement j’ai un faible pour la psychologie plus profonde et l’univers plus complet des romans, même si les jeux valent clairement le détour!

      J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s