Le Point d’avril

Petite intro habituelle: vous trouverez les explications du graphique dans le point de juillet (que le temps passe vite!) et ici le point de mars.

C’est bien, pour une fois, je garde le rythme de ces articles mensuels… mais vous avez remarqué que je ne sors rien d’autre. Pour deux raisons: je n’ai pas grand-chose à dire en ce moment, en dehors de ces Points, et je n’ai pas assez de temps (ni de motivation) pour creuser mes lectures et en dire des choses intéressantes. Pour l’amour du partage, voici mes dernières lectures de mars-avril:

  • La Main de l’Empereur 1 et 2, d’Olivier Gay (intéressant pour la nostalgie des références, plutôt moyen. Le premier tome est meilleur que le second);
  • Des Fleurs pour Algernon, Daniel Keyes (je me demande toujours si je dois prononcer Keyes à l’espagnole (Keïess!) ou à l’anglaise (Kiiz). Bref. Le roman,j’ai adoré. J’ai pleuré. Deux fois.);
  • Chroniques du chevalier errant, G.R.R. Martin (un plaisir de retourner dans l’univers du Trône de Fer! Quoi que la seconde nouvelle manque un peu d’intérêt (j’ai l’édition avec Le Chevalier errant et L’Épée lige, je n’ai donc pas lu L’Œuf de dragon). Et les nouvelles prennent place bien avant les mystérieux événements de Lestival, donc je ne sais toujours pas ce qu’il s’y est passé. La frustration.);
  • Thérèse Raquin, Emile Zola (pas aussi prenant que Germinal ou L’Assommoir, mais j’aime Zola);
  • Boule de Suif et autres nouvelles, Guy de Maupassant (j’avoue avoir dû consulter quelques analyses pour comprendre certaines nouvelles, mais ce recueil est fascinant);
  • Contes pour le temps de Noël, Charles Dickens (un recueil des années 70 avec Les Carillons, Le Grillon du Foyer et Cantique de Noël (une étrange traduction de A Christmas Carol). J’ai vu « poudingue » écrit quelque part.)

J’ai trouvé ces trois derniers à la Fête du Livre de Redu, où je me suis fait un peu plaisir.

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Bien! Revenons-en aux choses plus intéressantes (ou du moins plus raccord avec le but initial de cet article; faisons le point!)

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Légitimes tome 2

Le chapitre 23 est en cours d’écriture, et les précédents sont terminés (dans leur version premier jet, je le rappelle). Le mois passé, j’avais des doutes sur les chapitres les plus fraîchement terminés, mais j’ai pu les revoir et les corriger (ce qui, techniquement, en fait des seconds ou des troisièmes jets selon les cas, mais on ne va pas chipoter). Ils y ont gagné en intérêt, et les personnages qui les portent aussi.

J’ai avancé plutôt lentement dans le chapitre 23 car, contrairement à d’autres (le 24, par exemple), c’est assez récemment que j’ai décidé de son emplacement et de son contenu. Même si je savais globalement ce que je voulais y écrire, les scènes n’étais pas encore très claires dans mon esprit alors même que je le rédigeais. Je tâtonnait un peu, j’écrivais parfois des pages que je décidais de ne pas garder, ou que j’ajoutais à un autre chapitre où elles étaient plus pertinentes.

J’apprécie assez ce processus créatif où je pars d’une idée générale et j’écris un bout de scène ou un dialogue, sur le tas, selon mon humeur et la scène qui m’inspire le plus. Ce n’est pas très organisé, mais pour Légitimes, où je connais suffisamment le monde et les personnages pour ne pas dépasser leur cadre de référence, ça fonctionne assez bien. Bien sûr, ce n’est pas le plus rapide, mais c’est intéressant! J’ai parfois presque l’impression de commencer un nouveau roman.

Mais je viens de terminer ce chapitre 23 (à la veille de la parution de cet article), ce qui tombe plutôt bien pour mes statistiques!

Au total de ce qui est déjà écrit (à l’exclusion des scènes déjà rédigées des chapitres postérieurs, je m’arrête, comme toujours, au chapitre en cours qui se place dans la continuité du roman), j’ai atteint 187 pages et 464.048 signes espaces comprises (un peu plus de 100.000 signes depuis février!).

Sauf gros imprévu, le chapitre 24 et le 26 devraient être terminés d’ici le prochain Point. Pour le 25 et les suivants, j’entrerai alors dans le monde merveilleux du presque inconnu, celui de la fin, des chapitres à peine ou pas du tout rédigés, non prioritaires dans ma préparation puisque « c’est à la fin du roman, on verra à ce moment là, quand on y arrivera, si on y arrive ». Eh bien, on y arrive.

J’ai hâte!

Ce que veulent les hommes

En parallèle de l’écriture de Légitimes, j’ai repris mes recherches pour Plats Nouveaux – Ce que veulent les hommes. Sous l’angle des personnages, cette fois-ci, et surtout grâce à un article du blog L’Astre et la Plume: Construire ses fiches de personnages sur Excel.

Excel se prête excessivement bien aux fiches de personnages. Au lieu d’un interminable document Word, j’ai maintenant un seul fichier avec 5 feuilles de classeur, que je peux facilement moduler pour les adapter à mon style de travail et d’écriture.

feuillesclasseurExl

Décrire un personnage en détails avec 5 onglets: défi accepté.

Je ne vous décrirai pas les feuilles ni les tableaux: vous trouverez toutes les explications sur l’Astre et la Plume. Je vous montrerai peut-être des petits bouts de mes fiches quand j’aurai terminé mes 6 personnages principaux, ou quand j’y aurai ajouté une chronologie et un plan. A ce propos, l’Astre et la Plume a aussi expliqué comment Construire le plan d’un roman sur Excel.

Je dois admettre que je suis assez pressée de terminer Légitimes pour pouvoir me lancer dans Ce que veulent les hommes et mettre au point ces nouvelles techniques (il y a une chance sur deux: soit elles vont accélérer mon écriture et le roman sera terminé en un rien de temps, soit je vais me rendre compte qu’elles m’handicapent plus qu’autre chose et je vais retourner à mon désordre habituel. On verra bien).

Nouveau projet qui n’a pas encore de nom même si j’ai une idée très claire de ce que je veux faire

Oui, en titre, ça craint. Essayons un titre de travail:

SOMA – Reed, Herber & Jarrett

Mouais, c’est mieux.

Si vous voulez mon bien, vous me direz: « Mais pourquoi tu te lances dans un nouveau projet alors que les précédents sont loin d’être terminés (voire pas encore commencés!), et qu’il y a toute une liste d’articles que tu as promis sur ce blog et qui ne sont pas encore sortis? »

Et vous aurez raison, alors rassurez-vous: je ne touche pas à celui-ci avant d’avoir terminé l’écriture et la relecture de Légitimes 2; je m’y attellerai quand ce dernier sera aux mains de ma bêta-lectrice, en même temps que j’avancerai dans Ce que veulent les hommes.

Idéalement, dans ce joli programme, je devrais aussi caser la correction de Légitimes 1.

Alors, ce SOMA RHJ, qu’est-ce? Je vous le donne en mille: une fanfiction du jeu SF-horreur SOMA sorti en automne 2015.

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SOMA sans spoil:

Simon Jarrett est libraire à Toronto. Il a récemment eu un accident de voiture qui a tué sa passagère et qui lui a laissé des séquelles au cerveau. Il accepte une méthode de traitement expérimentale que testent deux doctorants, qui vise à stimuler le cerveau pour l’encourager à se guérir lui-même. Il passe une neurographie sous leur direction, et quand il s’extrait du scanner… il se trouve dans le complexe sous-marin abandonné de PATHOS-II, seul, dans une quasi obscurité. Des assistants robots désactivés jonchent les salles scellées. Problème: ils ne sont pas tous désactivés.

En bref, on y parle d’intelligence artificielle, de robots, d’une comète, de la survie de l’humanité, d’abysses, de complexe secret et de champs électro-magnétiques.

Ce sera une mise en roman du jeu, mais également des éléments antérieurs à l’apparition du joueur (ceux qui connaissent SOMA savent de quoi je parle) afin de reconstruire la chronologie et de résoudre certains mystères. Il y aura deux, trois, voire quatre fils narratifs distincts qui reconstruiront tous les événements du lore de la façon la plus plausible possible.

Cette fanfiction sera une grande nouveauté pour moi: je ne me suis jamais prêtée à ce genre d’exercice. L’avantage de ma démarche, c’est que j’ai déjà à ma disposition le scénario complet en ce qui concerne Simon Jarrett, le protagoniste du jeu, et des éléments d’histoire (ou des suppositions) pour le reste du lore. Je n’aurai presque pas de recherches à faire pour le plan et les personnages (seulement dans les fils narratifs qui ne sont pas ceux de Simon). Et je pourrai dont travailler mon style et mes effets à la place (si j’ai déjà vaguement écrit de la SF, je n’ai encore jamais expérimenté les genres horrifiques).

Quel intérêt? se demandent sans doute quelques-un d’entre vous. Quelle valeur ajoutée par rapport au jeu? Déjà, j’en fixe une version (parce que SOMA est plein de petits détails qui changent d’une partie à l’autre. Ça va de l’emplacement d’un objet ou d’un ennemi à des choix qui n’ont pas d’influence sur le scénario, mais qui sont d’un grand intérêt moral).

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Il y a aussi des ennemis bugués qui changent d’une partie à l’autre, mais je n’en parlerai pas.

Ensuite, parce que beaucoup de thèmes sont abordés, parfois développés, mais que je veux creuser d’avantage. SOMA se base sur ce qui fait l’humain, ce qui le différencie d’une machine sentiente ainsi que sur la perception de soi et des autres: c’est clairement énoncé dans les dialogues des personnages (une grande partie des dialogues Simon-Catherine se basent sur ces questions) et ce sont de telles réflexions qui ont donné naissance à la théorie de la continuité. Je veux apporter ma propre réflexion sur ces sujets, mais aussi sur d’autres, moins explicites: la mort a-t-elle encore un sens, la responsabilité (la culpabilité?) des survivants, l’instinct de survie, l’incompréhension foncière entre deux humains, et entre un humain et… le reste.

Enfin, parce qu’il y a des trous dans SOMA. Dans son intrigue et dans sa chronologie, déjà, et mettre de l’ordre là-dedans ne fera pas de mal, mais pas seulement: l’étude de tous les documents et indices disposés dans le jeu permet d’y voir plus clair, mais des mystères demeurent. Divers composants du jeu et du marketing qui l’a entouré sont construits comme une énigme. Une vraie énigme, j’entends, avec des indices qui mènent quelque part, des mini-jeux cachés dans des fichiers, des liens cachés vers des vidéos non répertoriées, un jeu de piste sur le site officiel de SOMA. Je ne sais pas si ça a de l’importance: c’est peut-être juste du marketing. Mais ça m’intrigue, et je veux explorer cet univers parallèle complémentaire au jeu.

Et puis, surtout, parce que SOMA est peut-être mon jeu préféré.

Même si je n’y ai jamais joué.

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5 réflexions sur “Le Point d’avril

  1. L'Astre dit :

    Merci beaucoup pour le tag ! Je suis vraiment contente que mon article te soit utile 🙂 et puis bon courage dans tous tes projets, je suis assez intriguée par le dernier dont tu parles – et on connaît tous l’envIe de se lancer dans plein de projets alors que les précédents ne sont pas terminés 😉

    Aimé par 1 personne

    • Auriane EB dit :

      Je me connais, je dois brider ma tendance à me lancer dans de nouveaux projets et à délaisser les plus anciens dès qu’ils ont perdu de leur lustre… Sinon je n’aurais que des débuts de premiers jets de 20 à 50 pages 😛
      Merci à toi pour tes articles! Je n’ai encore fait qu’effleurer Excel avec les fiches de personnages (parce que je me retiens d’y passer tout mon temps, justement!), mais je sais déjà que c’est un outil qui m’aide à y voir plus clair.

      Aimé par 1 personne

      • envolee92 dit :

        C’est marrant, parce que moi aussi je commence à me dire qu’Excel me serait bien utile ! Je rechignais un peu à imaginer qu’il pouvait s’y prêter car j’y passe déjà mes journées entières au travail, mais je me rends à l’évidence : ça a l’air super pratique. D’ailleurs, c’est assez drôle qu’on suive les mêmes blogs, on se retrouve à droite à gauche sur la toile haha.
        De mon côté, en ce moment c’est justement le gros dilemme dans ma tête, entre continuer le tome 1 d’Eclosions et commencer un autre projet, une histoire d’amour dans un univers Fantasy qui m’habite depuis un moment (Lys d’acier). Je suis accro à la série Jane the Virgin en ce moment et sans trop que je sache pourquoi, cela a relancé mon intérêt pour cet autre projet. Je ne sais pas encore comment faire le tri. Ca fait deux mois que je n’ai rien écrit du tout donc ça devient difficile de s’y remettre.

        Super point, en tout cas !
        Ravie de découvrir ton avancement du mois. Et toujours aussi impatiente de découvrir l’histoire de Plats nouveaux.

        Aimé par 1 personne

      • Auriane EB dit :

        C’est vrai qu’Excel rappelle beaucoup le boulot… Mais il devient presque fun quand on l’utilise de cette manière! Tu peux toujours essayer de l’adapter à tes projets à une petite échelle et voir s’il te convient, tu n’y risques pas grand-chose 😉

        Pour le reste, je ne peux que donner mon avis: j’assume complètement le fait que j’ai des périodes où j’ai envie d’écrire sur un sujet et pas sur un autre, ou parfois où j’ai un besoin compulsif de lire, ou de faire tout autre chose et de ne pas écrire une ligne.
        On pourrait probablement parler de lubies, en fait x)
        Quand elles sont suffisamment fortes pour me prendre la tête et m’empêcher de faire autre chose, je sais que ça ne sert à rien de lutter. Me forcer me dégoûterait très vite et il me faudrait un temps fou pour m’en remettre. Je dois faire ce que mon esprit, ou mon inconscient, ou je ne sais quoi, veut que je fasse.
        En ce moment je suis dans une bonne période pour écrire, alors j’écris. Aussi bien, la semaine prochaine, je serai plongée dans le lore du Seigneur des Anneaux à sauter d’une page à l’autre du wiki, ou j’attaquerai les recueils de Tolstoï et de Dostoïevski que je n’ai pas encore eu envie de lire.
        Et ce n’est pas grave. Je sais que je reviendrai à l’écriture, que ça me prenne deux jours ou des mois.
        Alors si j’étais dans ton cas, je ne me poserais pas de question et j’attaquerais pleinement Lys d’acier, et je retournerai à Éclosions quand la période s’y prêterait.
        Mais ce n’est que mon avis d’après mes expériences et ma façon de travailler (enfin… travailler… mollo quand même). Fais-en ce que tu veux 🙂

        Moi aussi je suis impatiente de découvrir l’histoire de Plats nouveaux! Voilà ce que j’en sais: Paris, 1929, Années folles et garçonnes, les anciennes et les nouvelles mœurs qui se heurtent de plein fouet, et une femme amoureuse de deux hommes. Mais tant que je peux faire progresser Légitimes, ça reste ma priorité 😛

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